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Wrath vs Dantec : rien de plus qu’une guéguerre
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Depuis quelques semaines, une polémique agite le Landerneau des blogs littéraires francophones. Rien de bien conséquent à dire vrai mais celle-ci permet de prendre la juste mesure de la mesquinerie qui peut parfois habiter ce petit monde.
L’affaire est partie du blog de Lise-Marie Jaillant, plus connue sous le pseudonyme de Wrath. Elle a publié un billet sur Dantec, affirmant que celui-ci passerait par le service de « nègres ». Une telle assertion exige a minima une vérification poussée et des sources qui ne soient pas réfutables. Or, ces sources sont obscures. Quelques temps plus tard, Dantec prit sa plume pour un droit de réponse au vitriol dont le contenu ne mérite guère d’être évoqué tant il est à la hauteur de l’accusation : d’une grande bassesse. Venant d’un écrivain dont, à défaut d’admirer son sionisme revendiqué, je respecte la prose, j’attendais plus de hauteur dans sa réaction. Mais passons… Il n’en fallait pas plus pour que les réactions s’enflamment et que le torchon brûle entre les détracteurs de Wrath et ses ô combien fervents défenseurs.
Il faut bien dire qu’en matière de détracteurs, Wrath s’y entend. L’envoi de ses manuscrits se soldant par des refus de la part des éditeurs, elle a enfilé ses habits de justicière et s’est transformée en Zorro du wannabe. Ce délicieux anglicisme désigne toutes ces personnes tâtant de la plume qui souhaiteraient accéder au statut reconnu d’écrivain mais qui, pour diverses raisons, n’y parviennent pas. Son blog est donc devenu le déversoir quasi quotidien d’une rancœur et d’une frustration vis-à-vis des éditeurs sur lesquels elle n’a de cesse de cracher sa bile. Un manuscrit est refusé ? Il est bien plus facile de remettre en cause l’éditeur que soi-même. Un écrivain est publié ? A n’en pas douter, il a bénéficié d’entregent. La qualité de son manuscrit ne peut être un critère puisque ceux-ci ne sont même pas lus par les maisons d’éditions. Voici, résumé en quelques mots, la philosophie Wrathienne. Cependant, je vais me faire l’avocat du diable pour porter à son crédit quelques points. Quand elle dénonce le milieu germanopratin de l’édition, ses prix bidonnés, le bulldozer médiatique axé sur quelques auteurs, nonobstant leur manque évident de talent, je lui donne raison. Ces vérités sont malheureusement noyées si profondément sous un flot de bêtises qu’elles en deviennent inaudibles et perdent en crédibilité.
Que Wrath soit tout d’un bloc, sans nuance, est une affaire entendue. Cette attitude doit-elle pour autant justifier un tel déversement de haine à son encontre ? N’est-ce pas lui accorder un crédit et une audience dont elle ne bénéficierait pas autrement ? Franchement, la violence des attaques à son encontre (voir celle de Dantec et celle de Stalker) m’interroge. Car tout cela pour quoi ? Quelques égos égratignés par des propos fielleux. Bienvenue dans une guéguerre de caniveau transformant internet en cour de récréation.




