Souscrire au Flux RSS
soyez informés des
dernières nouvelles du site
et des derniers articles

Souvenirs


L’homme est en haut de la grande falaise.
Eole mène la danse dans ses longs cheveux.
En bas, l’océan n’est que blanc écumeux.
Les rides de sa peau, l’écume les baise.

L’homme revoit son frère aîné, si fier.
Son rire sonnait dans chaque goutte de pluie.
Son sourire se devinait dans la brume des airs.
La grande Faucheuse l’a plongé dans l’oubli.

L’homme repense à son père, si dur.
Ses éclats de voix roulaient dans le tonnerre.
Ses colères assombrissaient l’azur.
Aujourd’hui, il n’est plus que terre.

L’homme se souvient de sa mère, si tendre.
Ses caresses courbaient les herbes de la lande.
Ses regards réchauffaient la plus froide des antres.
A présent, son corps n’est plus que cendres.

L’homme pleure en regardant l’océan.
Ses souvenirs copulent avec le néant.
Fermant les yeux, il fait un pas en avant.
Son corps va s’écraser tout doucement.

1 Commentaire sur

Souvenirs

  • lutin |

    L’ABÎME

    Il en tomba combien dans cet abîme
    Et je disparaîtrai un jour dans le silence
    De ce monde, c’est certain

    Il en tomba combien dans cet abîme
    Le vert de mes yeux, l’éclat de mes cheveux
    S’éteindront au fil du temps

    Il en tomba combien dans cet abîme
    Dans ma chute se figeront les souvenirs
    De ma vie resteront les images

    De ce monde, c’est certain
    La vie renaîtra
    Et tout sera comme si je n’avais pas existé

    Dans ce monde, c’est certain
    J’aimerais laisser mon empreinte
    Le vert de mes yeux, le son de ma voix

    Vous qui m’aimez
    Ecoutez-moi !
    Il faut m’aimer encore du fait que je mourrai

    Entendez mes cris du silence !
    L’écho de ma chute où l’abîme m’entraîne

    lutin

Vous avez un opinion? Laissez un commentaire:

Nom *
E-Mail *
Site Web
*