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Souvenirs
Catégorie: En vers, PoésieTags:

L’homme est en haut de la grande falaise.
Eole mène la danse dans ses longs cheveux.
En bas, l’océan n’est que blanc écumeux.
Les rides de sa peau, l’écume les baise.
L’homme revoit son frère aîné, si fier.
Son rire sonnait dans chaque goutte de pluie.
Son sourire se devinait dans la brume des airs.
La grande Faucheuse l’a plongé dans l’oubli.
L’homme repense à son père, si dur.
Ses éclats de voix roulaient dans le tonnerre.
Ses colères assombrissaient l’azur.
Aujourd’hui, il n’est plus que terre.
L’homme se souvient de sa mère, si tendre.
Ses caresses courbaient les herbes de la lande.
Ses regards réchauffaient la plus froide des antres.
A présent, son corps n’est plus que cendres.
L’homme pleure en regardant l’océan.
Ses souvenirs copulent avec le néant.
Fermant les yeux, il fait un pas en avant.
Son corps va s’écraser tout doucement.





L’ABÎME
Il en tomba combien dans cet abîme
Et je disparaîtrai un jour dans le silence
De ce monde, c’est certain
Il en tomba combien dans cet abîme
Le vert de mes yeux, l’éclat de mes cheveux
S’éteindront au fil du temps
Il en tomba combien dans cet abîme
Dans ma chute se figeront les souvenirs
De ma vie resteront les images
De ce monde, c’est certain
La vie renaîtra
Et tout sera comme si je n’avais pas existé
Dans ce monde, c’est certain
J’aimerais laisser mon empreinte
Le vert de mes yeux, le son de ma voix
Vous qui m’aimez
Ecoutez-moi !
Il faut m’aimer encore du fait que je mourrai
Entendez mes cris du silence !
L’écho de ma chute où l’abîme m’entraîne
lutin