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« Le dernier exorcisme », à exorciser rapidement


Ma culture cinéphile est loin d’être parfaite. Nombreux sont les grands classiques que je n’ai pas vu. Cependant, je tente depuis quelques temps de rattraper le temps perdu en me rendant au cinéma une fois par semaine. Vendredi dernier, après un long moment d’hésitation, j’ai opté pour « Le dernier exorcisme« , long-métrage américain se réclament du genre épouvante-horreur. Une bande-annonce alléchante, interdit aux moins de 16 ans, ces quelques indices pouvaient laisser augurer d’une séance agrémentée de quelques frissons.

Pour pasticher Ardisson, le « pitch » est le suivant : Le révérend Cotton Marcus, réputé pratiquer des exorcismes, est en fait un charlatan véreux et cupide qui aime user de différents stratagèmes pour faire croire à ses ouailles qu’il libère les âmes torturées. Dans le cadre d’un documentaire, c’est flanqué d’une équipe de tournage qu’il se rend dans une ferme isolée où il s’attend à résoudre un énième cas de prétendue possession sur un fanatique religieux plus que dérangé psychologiquement. Arrivé sur place, il réalise qu’il est en fait le dernier recours pour aider une adolescente, Nell, possédée par un démon. Le révérend se rend rapidement compte que rien n’aurait pu le préparer au mal qu’il va affronter. Ne pouvant faire machine arrière, il se trouve dans l’obligation de faire face.

Le tout est filmé comme un docu-fiction avec caméra embarquée. Partant d’une idée plutôt sympathique, même si déjà exploitée par Blairwitch, le film s’avère au final très décevant. Les génériques de début et de fin sont quasi inexistants. Sur un scénario mal ficelé, l’histoire se met en place trop lentement. On se demande pourquoi Daniel Stamm, le réalisateur, a éprouvé le besoin de s’appesantir à ce point sur des détails qui n’apportent rien à l’intrigue. Pour les frissons, que nenni. A peine est-ce si une légère inquiétude commence à poindre dans le dernier 1/4 d’heure. Mais rien digne de faire sauter au plafond le spectateur. Les quelques scènes sanguinolentes sont plus risibles qu’autre chose. Enfin, la fin est une apothéose d’idioties en queue de poisson, expédiée en quelques minutes.

Le plus effrayant au final demeure l’interdiction aux moins de 16 ans. Car comment justifier celle-ci devant un navet aussi insipide ? On appréciera cependant le jeu d’actrice de Nell (la possédée) qui sauve un minimum le reste. Si vraiment vous n’avez rien d’autre à voir, vous pouvez toujours tenter l’expérience. Mais prévoyez le pop-corn pour vous bâfrer non pas d’angoisse mais d’ennui.

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