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Ribéry et Zahia sont dans un maillot…


Ainsi donc, Ribéry a eu une relation avec une prostituée. Quel scandale ! De plus, celle-ci était mineure ce qui aggrave considérablement le cas de notre footballeur. Prénommée Zahia, elle affirme pourtant dans Paris Match lui avoir caché son jeune âge. Qu’importe. « Le maillot de l’équipe nationale est sacré » affirme sans sourciller Rama Yade, un avis excessif partagé par sa collègue Roselyne Bachelot. Loin d’être un « footeux », je me laisse même souvent aller à critiquer ce monde et les supporters gravitant autour du ballon rond. Je me dois pourtant d’être objectif en admettant que cette histoire aux faux airs de scandale est d’un ridicule achevé.

Avec tout le respect que je dois aux professionnels de ce sport, on ne leur demande pas de se distinguer par la masse de leurs cellules grises ou par une vie privée irréprochable. Ils sont payés des ponts d’or pour jouer et (idéalement…) gagner, pas pour mener une vie d’ascète. En la matière, et malgré mon regard de néophyte, Franck Ribéry semble ne pas trop mal honorer ce contrat. Qu’il aime aller aux putes ne regarde personne d’autre que lui et son entourage familial. Que le lecteur me pardonne. Je viens d’écrire deux grossières erreurs. Tout d’abord, il ne va pas aux putes ; ce sont elles qui viennent à lui. Ensuite, le terme de « pute » est inconvenant. Zahia l’a précisé elle-même, toujours dans Paris-Match. Elle n’est pas une « prostituée » mais une « escort girl ». Il faudra m’expliquer la différence. Elle a d’ailleurs affirmé que « nous avons eu une relation sexuelle et il m’a payée (…) Je suis un joli cadeau non ? ». Comment donc expliquer à ce « joli cadeau » que vendre les charmes de son corps, que cela soit sur un trottoir auprès d’anonyme ou dans un hôtel de luxe avec des stars n’entraine aucune distinction ? En ouvrant un dictionnaire, sans doute pourrait-elle mesurer son erreur. Il est vrai que cela ne rapporte pas autant que d’ouvrir ses jambes…

Bref, vu de l’extérieur, tout ce bruit est fort amusant. Que des politiques viennent donner leurs avis me laisse pantois. Cependant, cette affaire aura au moins permis un miracle : que je sois en accord avec Eric Besson au moins une fois lorsqu’il parle de la présomption d’innocence qui doit exister pour Ribéry comme pour tout autre (dans le nouvelobs.com).