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Du X au Z, il n’y a qu’un Y
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Désigne le groupe des personnes nées dans les années 80 et 90. L’origine de ce nom a plusieurs attributions. Pour les uns il vient du Y que trace le fil de leur baladeur sur leur torse, pour d’autres ce nom vient de la génération précédente, nommée génération X. Telle est la définition donnée par Wikipedia pour la génération Y. Les Américains utilisent également l’expression « Digital Natives » ou « Net Generation » pour pointer le fait que ces enfants ont grandi dans un monde où l’ordinateur personnel, le jeu vidéo et l’Internet sont devenus de plus en plus importants et accessibles nous dit encore Wikipedia. Le but de ce billet n’étant pas de recopier l’ensemble de la page de l’encyclopédie libre, je cesse là les références à cet article. Le lecteur pourra s’y reporter ici-même.
Cette introduction me permet cependant d’appuyer ma réflexion: je ne suis finalement pas encore si âgé que je veux bien le penser par moment. Né en 1974, les sociologues me rattachent à la génération X, celle des enfants de la télé, shootés à RécréA2, Croque Vacances et autres Disney Chanel. Pourquoi alors ai-je cette impression de répondre à la définition de la génération Y ? Le fil de mon premier walkman (paix à son âme) formait ce Y. Les ordinateurs personnels occupaient déjà bien des discussions avec mes camarades dans la cour d’école. Chacun avait choisi son camp et le défendait avec vigueur : les pro-Amiga versus les pro-Atari, ceux qui ne juraient que par l’Amstrad, les adeptes des consoles, … Le jeu vidéo n’était pas un simple concept mais une réalité. Pour Internet, il fallut certes attendre un peu plus tard, 1994. Mais je n’avais encore qu’une vingtaine d’années, un âge où on ne peut pas vraiment être qualifié de vieux. De tout cela, dois-je en conclure que je suis à cheval sur ces deux générations, un être hybride à mettre dans la case des XY ?
Une chose me rassure. Je suis loin d’être le seul dans ce cas. Plusieurs de mes amis, sensiblement du même âge que le mien, dressent un constat identique. Autre trait typique de cette génération Y : sa capacité à utiliser en simultané différents appareils nomades. Leur cerveau serait multi-tâches, le mien non. Concrètement, selon cette caractéristique, prenez un jeune dans les transports en commun. Celui-ci, un casque audio vissé sur les oreilles, sera en train de pianoter sur son mobile avant d’ouvrir son e-book pour lire qui son manga, qui son roman. Toujours connecté, jamais à l’arrêt, il remplira son fil Facebook de photos prises dans l’instant avec son smartphone, balancera sur Twitter sa pensée du moment, discutera avec ses « friends » connectés. Mais ne serait-ce pas là des attitudes qui peuvent également me correspondre ? Ne suis-je pas dans le métro avec mon lecteur MP3, mon e-book ? Dans le bus, n’ai-je pas l’habitude de consulter Facebook en semant des « Like » de ci, de là ? Il doit s’agir du côté Y de mon X qui s’exprime. Finalement, pour une personne qui a toujours été fâchée avec les maths, je ne m’en sors pas si mal dans les équations complexes. Plus sérieusement, il faudrait arrêter avec ces clichés ridicules. Quand j’avais une quinzaine d’années, je lisais tout en écoutant de la musique. Parfois même, tache ô combien ardue, la télé était allumée en sus. Alors ? Cerveau Mono Core ou Dual Core ? Vouloir ainsi séquencer la population n’a d’autre intérêt que marketing. Chaque génération est l’héritière de la précédente et si chacune possède ses propres codes et références, aucune ne peut se réclamer unique détentrice de tel ou tel technologies. Les « socios-marketeux » se sont déjà remis au travail pour dessiner la génération à venir, celles des Z. Après les « Digital Natives », les « Echo-Boomer »vont entrer en scène. Et après les Z ? Quel nom fumeux sortira de leurs chapeaux ?
Au final, la seule chose qui soit certaine, c’est que chaque génération s’accompagne de son lot de clichés. Et qu’ils soient X, Y ou Z ne change rien à l’affaire.






